Autolib : Carte du service et lancement le 1er décembre

auto libre service


Le projet Autolib de Vincent Bolloré arrive dans les rues de Paris le jeudi 1er décembre 2011. Pour rappel Autolib est système de location de voitures électriques à la demi-heure, basé sur le même principe que le Velib : on paie à l’utilisation. Le groupe Bolloré a remporté le contrat auprès de la capitale française en décembre 2010.

Une vitrine technologique inespérée pour sa voiture électrique

Le fait d’avoir gagné l’appel d’offres d’Autolib résulte en un coup marketing de génie de la part de Vincent Bolloré. En effet sa Blue Car a été préférée à la Peugeot Li-ion ou la Smart électrique notamment. Avec une telle vitrine commerciale, il ne reste plus qu’à livrer la marchandise à présent…
En cas de succès, Bolloré pourrait revendre sa technologie et possiblement ses batteries LMP à un grand constructeur automobile. Même s’il décide de ne pas fabriquer et commercialiser lui-même sa Blue Car pour les particuliers, le pari serait gagné pour le groupe breton.

Carte de couverture du service :

C’est la ville de Paris et sa périphérie qui sont concernés par le projet d’automobile electrique en libre service.  Au début il y aura 250 Blue-Car mises en service dans 250 stations différentes. En juin 2012, il devrait y avoir 1700 voitures électriques dans plus de 1000 points de réservation Autolib. Et à terme, près de 3000 Blue Car en circulation, rien que pour Autolib.
Voir la carte ci-dessous [cliquer dessus pour agrandir]. Ce sont en tout 46 communes qui hébergeront le projet.

carte autolib

Un Projet risqué ?

Avec un investissement de plus de 200 millions d’euros, le projet est déjà risqué en lui-même. Et Bolloré faisant cavalier seul sur toute la ligne, le risque est encore accru. Toutes ses filiales sont mises à contribution : Batscap, Bolloré Energie, Bolloré Telecom, Havas Media pour la communication, et IER pour fabriquer les bornes dans les stations Autolib.
Le groupe Bolloré espère revenir sur investissement et commencer à rentabiliser son implication s’il arrive à avoir 100 000 utilisateurs au bout de 3 ans, avec 10 utilisateurs par jour par véhicule. Et si le projet échoue, ce sera l’arrêt de Bolloré dans la voiture électrique.

Autant dire qu’Autolib va générer beaucoup d’attente, à tous les niveaux. Tant sur le plan technologique et commercial que sur l’aspect « réceptif » de la population en général.
Que ce soit un succès ou un échec, l’issue de cet ambitieux projet affectera directement l’industrie de la voiture électrique.

4 Commentaires

  1. S10 1 juin 2011
  2. Zelia 5 juin 2011
  3. Philou 1 octobre 2011
  4. ALCOCEBER 21 octobre 2011