Autolib’ : la machine est en marche

Quand Bolloré et Delanoë ont mis le projet Autolib’ sur la table, beaucoup se sont montrés sceptiques au point de traiter les deux hommes de tous les noms. À quelques mois de son quatrième anniversaire, le service connait une hausse pour le moins fulgurante.


image : tesla motors club

image : tesla motors club

Un service en plein essor

Les chiffres parlent d’eux-mêmes quant au développement accru du service Autolib’. Celui-ci enregistrant actuellement quelque 82 000 abonnés actifs, 3 300 voitures Bluecar, ainsi que 973 stations à travers 66 communes. Autolib’ marquera également d’une pierre blanche la période de début juin 2015, où le seuil des 100 000 locations hebdomadaires a été atteint.

Le temps où Autolib’ était un service exclusivement parisien est complètement révolu. En effet, le taux d’abonnés non parisiens est en passe de frôler le cap des 50 %. Au tout début de l’année 2015, le service a également compté 16 nouvelles villes adhérentes, dont Versailles, Clichy-la-Garenne, Aulnay et Argenteuil. De plus, une trentaine d’autres communes ont récemment fait leur demande d’adhésion auprès d’Autolib’.

Autolib’ projette d’étendre son réseau sur toute la métropole. Cette extension sera assortie d’un allègement de la grille tarifaire, ainsi que de créations de nouveaux services, dont un assemblage de la carte Autolib’ avec le passe Navigo.

Les principaux facteurs de développement

Marie-Pierre de la Gontrie qui se trouve à la tête du syndicat mixte Autolib’ métropole, attribue le développement du service du même nom, notamment à 4 éléments. Il y a tout d’abord le fait que l’écologie forme l’une des préoccupations majeures des Franciliens. De nombreux automobilistes tendent ainsi à immobiliser leur véhicule au profit d’une « petite voiture grise écolo ».

Parmi les facteurs de développement figurent également un taux de réabonnement évalué à 90 %, une zone de couverture optimale, ainsi que la robustesse des véhicules d’Autolib’.

Source : Le Parisien