Better Place le système d’échange de batterie

Le système Better Place serait-il déjà obsolète avant même son implantation à grande échelle ?
Il y a quelques semaines, la startup Better Place présentait à Tokyo son prototype de « station service » pour véhicules électriques. Son principe est simple, le véhicule électrique entre dans une station relais pour échanger sa batterie vide contre une autre pleine. Pour cela, le véhicule se place sur une plateforme, semblable à celles que l’on trouve dans les stations de lavage automatique, et coupe le moteur. Un plateau robotisé vient détacher la batterie du dessous du véhicule pour laisser place à un second plateau, qui lui, apporte la batterie pleine. Une fois la batterie pleine installée, le véhicule peut parcourir jusqu’à 160 km. L’opération est prévue pour durer moins de temps qu’un plein d’essence classique. L’entreprise annonce un « plein » d’électricité en moins d’une minute. Better Place a déjà implanté quelques stations d’essai en Israël et aux Etats-Unis.
Le groupe Renault-Nissan qui mise aussi sur le véhicule tout électrique a signé un contrat avec la société israélienne pour ses futurs modèles. Mais malgré l’ingéniosité de ce système, de nombreux obstacles sont encore à surmonter. Tout d’abord, ces infrastructures ont un coût, et il n’est pas certain que les différents pays désirant adopter la voiture électrique soient prêts à mettre la main à la poche pour une technologie à peine naissante et qui doit encore faire ses preuves.
Ensuite, le groupe Renault-Nissan est aujourd’hui le seul constructeur à vouloir produire à grande échelle des véhicules électriques à batterie interchangeable, et donc utilisant le système Better Place. Si l’on veut que la technologie Better Place soit efficace et rentable, il faudrait passer un accord avec les différents constructeurs de véhicules électriques pour qu’ils adoptent sur leurs modèles un système universel de batterie interchangeable.
Ce qui nous amène au troisième et dernier problème qui est celui de la concurrence et des nouvelles découvertes technologiques. La compagnie américaine Altair a l’intention de commercialiser d’ici la fin de l’année une batterie se rechargeant en moins de 6 minutes.
Les premières stations Better Place seront inaugurées d’ici la fin de l’année au Danemark et en Israël.
Shai Agassi et son système Better Place:
Les batteries de la Nissan LEAF 2010

Avec la nouvelle Nissan LEAF 2010 dévoilée dimanche, l’entreprise semble convaincue que le traditionnel échec des véhicules électriques reposant sur l’absence d’une batterie avec suffisamment de densité d’énergie pour rivaliser avec les combustibles liquides, a finalement été surmonté. À l’instar de Toyota et de GM avec la prochaine génération d’hybrides et de Tesla, Nissan clame que la batterie lithium-ion est maintenant prête.
La Leaf est alimentée par une série de fines cellules laminées au lithium-ion. Elle sera en mesure de livrer un maximum de 90 KW pour les moteurs électriques, avec une capacité de stockage totale de 24 KWH. La batterie est destinée à accepter la charge rapide de plusieurs scénarios dont un 50KW « rapide » qui donne 80% de la capacité en trente minutes, ou cinq minutes de charge rapide qui offre une gamme de 31 miles. Ces modes de recharge rapide nécessiteront un chargeur spécial. Dans les villes qui disposent de stations de charge rapide, le GPS de la Leaf sera en mesure de diriger les conducteurs vers le lieu de recharge le plus proche. Les propriétaires qui ne disposent pas de cinquante mille dollars vont sans doute préférer avoir une approche commune, une seule phase de 220v de raccordement câblé dans leurs garages, permettant la pleine recharge en moins de huit heures. Sinon, une prise murale standard de 110v pourrait aussi faire l’affaire, mais il faudra près de deux fois plus de temps. Nissan n’a pas annoncé de prix. Le succès de la voiture réside dans la réduction du coût des batteries, qui coûte environ 10 000 $ par voiture. Nissan envisage aussi de louer les batteries à des clients plutôt que d’essayer de vendre la voiture à un prix faramineux.
La batterie pèse 440 livres (200 kg), mais grâce aux économies en terme de poids engendré par l’architecture la batterie va fournir assez d’électricité pour que la LEAF atteigne une vitesse de 140 km/h et une autonomie estimée par Nissan à 160 km.
La confection se fera à Sunderland, en Angleterre, la préfecture de Kanagawa, au Japon, et Smyrna au Tennessee, les deux premiers devrait produire à eux seuls 125 000 unités par an d’ici à 2011, il est donc clair qu’il s’opère un changement majeur dans la stratégie de Nissan. La «Leaf » de Nissan vise le Zéro émissions.
On se demande comment cette voiture va aider à diminuer la pollution. Est-ce que la voiture ne va pas couter plus cher quand nous savons que dans certaines parties du monde, les consommateurs paient la dette des fournisseurs d’électricité causées par les entreprises ? Une affaire à suivre.
En vidéo, la recharge de la LEAF:
GM ouvre un nouveau Global Battery Systems Lab

General Motors a inauguré un nouveau centre de recherche Global Battery Systems Lab.
Le laboratoire a coûté 25 millions de dollars et il est 4 fois plus grand que les précédents. Il fait 3300 mètres carrés, c’est le plus grand labo de ce type aux Etats-Unis.
Il se concentrera à l’étude des batteries destinées aux voitures électriques et hybrides dont le futur bébé de GM la Chevrolet Volt.
3 vidéos disponibles à propos de ce centre de recherche: (anglais)
Zenn EEStor découvre une technologie qui réduit le temps de recharge

La compagnie Zenn Motor Company associée à EEStor (au Texas) ont découvert une technologie qui permettrait de réduire considérablement le temps de recharge des batteries électriques et les premiers tests sont concluants.
Zenn (Zero Emission, No Noise) a son siège social à Toronto et la voiture Zenn est fabriquée à St-Jérôme au Québec.
La technologie repose sur des poudres de titanate de baryum.
Cela augmente la possibilité de stockage à l’intérieur des batteries, augmente la puissance et accélère également le temps de recharge.
La voiture électrique de Zenn a pour l’instant une autonomie de 70 km avec une vitesse de 40 km/h.
Avec cette nouvelle avancée technologique, la voiture pourrait avoir une autonomie de 400 km et rouler à 125 km/h.
La société veut devenir le « Intel » du véhicule électrique en proposant sa technologie aux plus grands constructeurs automobiles de ce monde.
La réaction en bourse ne s’est pas faite attendre, le titre a explosé de +70 % en 1 journée.
Bolloré ne croit pas à la batterie de Renault Nissan
Vincent Bolloré a déclaré à l’AFP qu’il ne croyait pas à la batterie électrique développée par Renault-Nissan.
L’alliance Renault-Nissan a annoncé des voitures électriques pour 2011-2012 avec trois modes de recharge pour leurs batteries: prise de courant normale, prise rapide, et réseau de stations de recharge où la batterie vide serait changée par une neuve.
Bolloré pense que ce système d’échange ne marchera pas car une batterie de 300 kg pleine de composants électroniques cela coûterait cher à changer, surtout dans toute la France.
La batterie lithium-ion de Renault-Nissan aura une autonomie de 160 km alors que celle de la Blue Car de Pininfarina-Bolloré aura une autonomie de 250 km.
Recharger une batterie Lithium-Ion en quelques minutes
Des chercheurs du MIT (Massachusetts Institute of Technology) ont trouvé un moyen pour recharger des batteries Lithium-Ion en seulement quelques secondes.
Gerbrand Ceder, professeur au MIT (Boston) et son étudiant Byoungwoo Kang ont réussi à améliorer le temps de chargement des batteries (15 secondes environ) qu’on trouve dans les produits high-tech comme les téléphones mobiles par exemple.
Ce qui voudrait dire qu’une batterie de voiture électrique lithium-ion pourrait se télécharger en quelques minutes dans le futur, soit d’ici 2 à 3 ans seulement.
L’invention de Ceder a déjà été brevetée.






