Vers la fin de la commercialisation des véhicules diesel et essence d’ici 2040

D’ici 2040, le gouvernement français a pour objectif de faire cesser la vente des voitures à combustion thermique sur le territoire français. Zoom sur les mesures prises pour accompagner la transformation de l’industrie automobile vers le tout électrique à cette échéance.


Vers une mesure ambitieuse

Selon le ministre de l’Environnement et de la Transition énergétique, le véhicule électrique est l’avenir de l’industrie automobile. En effet, 2040 est la date butoir que s’est fixée Nicolas Hulot pour l’interdiction de la vente des véhicules à combustion thermique, c’est-à-dire essence et diesel, sur tout le territoire. Au cours de la présentation de son « Plan climat », le 6 juillet dernier, le ministre de la Transition écologique et solidaire a souhaité prendre exemple sur des pays comme l’Allemagne, l’Inde, la Norvège ou les Pays-Bas, à des échéances différentes. Pour atteindre cet objectif, l’État français devra mettre en place les moyens financiers nécessaires, pour qu’en 2040, le marché de l’électrique puisse atteindre approximativement au moins 20 % du marché automobile. Et pour préparer et faciliter la transition des ménages les plus modestes vers cette mesure, ces derniers vont toucher une prime destinée à les inciter à se débarrasser de leurs voitures polluantes au profit d’un modèle plus écologique.

Les véhicules électriques, encore peu représentés aujourd’hui

Aujourd’hui, 100 000 véhicules électriques (en plus des 221 000 immatriculations hybrides entres 2008 et 2015) circulent sur les routes françaises sur un parc de 38,6 millions de véhicules en France au 1er janvier 2016. De ce fait, cet objectif ambitieux du gouvernement pose la question de sa faisabilité, mais surtout celle de ses impacts sur la société française. En effet, le passage des véhicules à combustion thermique au tout électrique et hybride pourrait bouleverser l’écosystème économique de la filière pétrole. Les stations-essence seront les premières victimes de ce passage des voitures à combustion thermique aux véhicules électriques. Selon l’Union française des industries pétrolières, la filière pétrolière en France s’appuie sur 8 terminaux pétroliers, 200 dépôts et 17 terminaux, en plus des 11.000 pompes. Le tout est servi par 6000 kilomètres de pipeline, représentant ainsi un écosystème d’environ 600.000 emplois. Par ailleurs, seules les institutions et les entreprises possèdent ce type de véhicule actuellement. Ce désintérêt serait dû au manque de stations de recharge. De plus, ne serait-il pas intéressant de favoriser le développement d’énergies alternatives comme la pile à combustible. Il faut compter entre 30 minutes et 8 heures pour une recharge complète pour un véhicule électrique, pour seulement 3 minutes pour un plein d’hydrogène.

9 Commentaires

  1. Michel 18 juillet 2017
  2. Sébastien 18 juillet 2017
  3. PHILIPPE 18 juillet 2017
  4. Philippe 18 juillet 2017
  5. eric 18 juillet 2017
  6. jpp 27 18 juillet 2017
  7. Bernard 19 juillet 2017
  8. sergio 29 juillet 2017
  9. J.T. 1 août 2017