La voiture électrique pourrait bien être obligatoire pour le nouveau premier ministre

photo : tootlafrance.ie


L’une des mesures antipollution annoncées par la ministre de l’Environnement Ségolène Royal samedi dernier pourrait changer considérablement le quotidien de ses collègues. En effet, pour montrer l’exemple, la ministre propose d’imposer à ses confrères l’usage du tout électrique.

Montrer le bon exemple

L’exécutif au tout électrique : c’est l’une des nouvelles mesures antipollution que l’actuelle ministre de l’Environnement Ségolène Royal prévoit d’instaurer pour contribuer à réduire la pollution dans le pays. Tout naturellement, cette mesure seule ne suffira pas à endiguer le flux de particules fines qui empoisonne la vie des Parisiens depuis peu de temps, mais servira néanmoins d’exemple à suivre. Ces personnages publics concernés par la mesure, ce sont les chefs d’administrations, les élus et les ministres. Pour étendre cette mesure aux élus, il faudra néanmoins que l’initiative passe par une modification du code de l’environnement et la publication d’un décret de l’État.

L’exercice d’affichage auquel se confronte la ministre de l’Environnement pourrait toutefois se heurter à de sérieux écueils financiers. En effet depuis 2015, l’État porte plus son attention sur le fait de réaliser des économies que de réduire les émissions de carbone. Une circulaire en provenance de Matignon est d’ailleurs sortie durant cette année pour fixer à travers l’interdiction d’achat des modèles de véhicules trop coûteux et avec des options onéreuses d’ici à la fin du quinquennat, la réalisation d’une économie de l’ordre de 150 millions d’euros.

Des décrets qui tardent à sortir

Il est cependant bon de noter que l’État n’a malgré tout pas eu besoin d’attendre les récentes directives de la ministre pour commencer à changer son fusil d’épaule. En effet, les achats de véhicules propres représentent déjà depuis 2015, le tiers des achats de l’État. Il est par ailleurs important de noter que l’année dernière, une loi imposait déjà aux entreprises nationales et aux collectivités territoriales de remplacer leurs voitures par des véhicules à faibles émissions, à 50 et 20 % respectivement, lors de leur renouvellement. Problème ? Le décret d’application n’est pas encore sorti, mais sortira néanmoins dans quelques semaines pour une application prévue à partir du 1er janvier 2017.

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  1. eric 14 décembre 2016