Quand Tesla doute de Fisker

L’animosité entre les deux startups américaines continue. Une vielle histoire que ces deux constructeurs ont en commun. Tesla Motors et Fisker Automotive sont les pionnières modernes de la voiture électrique aux Etats-Unis. En 2007, Tesla embauche Henrik Fisker et Bernhard Koehler pour concevoir un concept d’une berline électrique pour la jeune marque. Plus tard, le duo lancera Fisker Automotive, provoquant du même coup quelques tensions.


Après divers procès l’année dernière, Elon Musk, fondateur entre autre de Paypal et Tesla Motors a annoncé jeudi dernier qu’il était sceptique quant à la viabilité de Fisker Automotive, qui prévoit à terme une gamme de voiture hybride. « Il est très difficile de créer une marque de voiture et Fisker n’a pas encore surmonté ses problèmes d’ingénierie ». Selon Musk, il existe des obstacles techniques non négligeables pour construire une voiture électrique ou hybride en particulier.

Toutefois ses doutes n’ont rien à voir avec les mauvaises relations entre les deux sociétés. Musk espère même que FIsker réussisse sont pari : « La raison pour laquelle je fais ce travail et de servir de catalyseur pour la voiture électrique. Je veux que chaque voiture soit électrique. »

Tesla Motors a annoncé son intention d’acheter une usine en Californie du Sud avec l’aide de Départment of Energy (DOE), de même que Fisker Automotive a annoncé que ce sera l’ex usine GP du Delaware qui sera ré outillé avec l’argent du DOE.

Entre les deux, la rivalité est aussi forte sur l’aspect financier. Tesla annonce déjà ses premiers bénéfices, vendant actuellement sur le marché sa Roadster pour 101.500$, tandis que Fisker ne vendra sa Karma qu’en 2010 pour 87.900$. Rappelons que Tesla Motors a reçu depuis ses débuts en 2006 un total de 783 millions de dollars de ses investisseurs, tandis que Fisker Automotive plus de 680 millions de dollars. Une légère différence, mais une confiance plus importante, paradoxalement, au projet Fisker en rapport au projet de sa rivale. Le premier étant basée sur une technologie hybride, maitrisée, elle se révèle être plus fiable et performante à moyen terme que Tesla, et son projet 100% électrique qui n’a pas encore résolu plusieurs problèmes annexes. Si la voiture est fiable, le problème d’alimentation hors domicile reste un souci majeur, qui n’a pas échappé à certains investisseurs américains.

Mais la rivalité sera surtout sur leurs deux prochains modèles : la Berline S pour Tesla et la Nina de Fisker. Deux voitures pour une même ambition : faire du volume. Tesla n’a pas encore communiqué sur ses ambitions autour de la Berline S, quelques chiffres vagues. Seul certitude, 2.000 exemplaires sont déjà en prévente sur le site de la marque. 520 exemplaires sont déjà en réservation. Pour sa Nina, Fisker affiche ses ambitions : 100.000 ventes d’ici 5 ans sur un total de 150.000 exemplaires produit cette année là pour l’ensemble de la marque.

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  1. fran 4 janvier 2010