Renault-Nissan et Dongfeng : une seconde coentreprise pour développer des voitures électriques pas chères en Chine

La nouvelle a été annoncée officiellement le mardi 26 août dernier. Renault-Nissan réitère sa coentreprise avec le constructeur chinois Dongfeng. Objectif ? Profiter des compétences clés de chaque constructeur pour mettre au point et vendre des véhicules électriques pas chers en Chine.


Renault Nissan

eGT New Energy Automotive veut répondre aux attentes des clients chinois

« eGT New Energy Automotive », c’est ainsi que la nouvelle entité qui regroupera Renault, Nissan et le constructeur chinois Dongfeng, a été baptisée. eGT est détenu à parts égales par le français Renault, le japonnais Nissan et le chinois Dongfeng. Pour cette entité, il s’agira d’exploiter les compétences clés de chaque partenaire, afin de produire des véhicules électriques pas chers. Ces voitures sont uniquement destinées au marché chinois.

Si aucun prix n’a été annoncé officiellement mardi, le PDG de Renault-Nissan Carlos Ghosn évoquait déjà en novembre dernier, une mise en vente à un prix de 6000 euros environ soit 8000 dollars, rappelle Les Échos. Dès 2019, « eGT New Energy Automotive », exploitera une usine d’une capacité de production de 120 000 véhicules par an, basé à Shiyan. Dans son communiqué de mardi, Carlos Ghosn assure être confiant quant à la capacité de l’entité à répondre aux attentes des clients chinois. Pour lui, il s’agit également d’une occasion de renforcer le leadership mondial du constructeur dans le secteur électrique.

Renault veut conquérir davantage le marché chinois

Le marché chinois n’est pas un terrain de jeu nouveau pour Renault. En collaboration avec Dongfeng, le constructeur français exploite en effet une usine à Wuhan, depuis 2016. Sa présence reste néanmoins marginale par rapport à son concurrent de toujours, le groupe PSA, qui lui, y a sa place depuis 1980. Mais Renault a décidé de faire un autre pas en avant. Cette année, le constructeur compte doubler ses ventes. Il compte en effet vendre 70 000 véhicules avant la fin de l’année 2017.

Un autre signe de l’accélération des efforts de Renault en Chine ? Son partenariat avec « Brilliance China Automotive », un autre constructeur chinois. Les deux constructeurs comptent développer des véhicules utilitaires ensemble. Un bon filon sachant que ce marché est aujourd’hui en plein essor en Chine.

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