Voitures électriques : et si les routes pouvaient recharger nos batteries ?

Recharger les voitures électriques tout en continuant de rouler, l’idée semble au premier abord saugrenue, mais c’est pourtant ce que la marque au losange Renault expérimente actuellement. Plus que pratique, cette route pourrait constituer une solution fiable aux problèmes récurrents d’autonomie des voitures électriques et des points de recharge.


renault recharge

De la voiture à la route électrique, il n’y a qu’un pas !

Le problème de l’autonomie des voitures électriques pourrait peut-être bien être en passe d’être résolu. Dans les Yvelines, à Satory, la marque au losange est en effet, en train de tester une voiture électrique sur une piste d’un nouveau genre, résultat d’une incroyable évolution technologique. Établie sur une distance totale de 100 mètres, cette piste a la particularité d’être électrique et fonctionne via un principe d’induction. Équipée de générateurs de champ électromagnétique, la route est capable de recharger les voitures électriques de 20 kW, ce jusqu’à une vitesse de 100 km/h. Pour pouvoir gagner en énergie, les voitures doivent évidemment être dotées sous leurs châssis de dalles réceptrices. Visiblement performante, cette route entre dans le cadre du projet européen « Fabric », destiné à analyser la viabilité économique des véhicules électriques sans fil, en terme de charge dynamique.

Une solution de recharge pratique certes, mais extrêmement coûteuse

Par sa performance, la route électrique pourrait effectivement solutionner le problème d’autonomie dans le domaine de la voiture électrique. Deux questions de taille se posent néanmoins : comment se dérouleront les travaux et combien coûtera l’aménagement d’une telle route, partout en France ? La réponse ferait pâlir n’importe qui. Pour pouvoir généraliser le projet et permettre à l’ensemble de la population d’en profiter, les travaux à envisager seraient effectivement « titanesques ». Étant donné la composition des routes et les matériels indispensables à la mise en place, il semble normal que le prix soit infiniment supérieur à celui du bitume.

Même si la vulgarisation du projet relève aujourd’hui d’une utopie, le directeur du « Programme Véhicules électriques du Groupe Renault » reste positif. Pour lui, la réalisation des tests aura permis de faire avancer les recherches, et de s’ouvrir vers d’autres possibilités de solutions toujours plus innovantes, destinées à faciliter le virage électrique.

Source: largus

2 Commentaires

  1. Éric 30 mai 2017
  2. Jack Teste-Sert 23 juin 2017