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Renault produira 200 000 véhicules électriques d’ici 2016

Le constructeur automobile français Renault a tenu à réaffirmer sa position sur le marché de l’automobile alternative avec l’annonce de son nouvel objectif de production.
En effet, Renault vise à atteindre une production de plus de 200 000 unités de véhicules électriques d’ici 2015-2016.
Cette flotte de voitures comportera la Zoé (qui sera introduit en Israël et au Danemark en 2011) ainsi que la Kangoo Z.E et la Fluence Z.E.
Malgré le scepticisme grandissant au sein des constructeurs automobiles dû au manque de développement au niveau des infrastructures de recharges en France, Renault semble tenir à cœur à ce nouveau projet. Les 200,000 véhicules seront produits et selon des sources internes à l’entreprise, plus de la moitié de cette production (soit 150,000 unités) sera exclusivement portée sur la Zoé, qui est attendue sur le marché à partir de 2012, à un prix avoisinant les 21 000 euros.
Le pari audacieux de Renault, qui fait une totale impasse sur les véhicules hybrides, semble être assez difficile à réaliser pour le moment, surtout avec la crise. La réussite de celle-ci dépendra non seulement de la qualité d’industrialisation des modèles, mais aussi du prix (d’achat ou de location). En ce qui est des batteries, le constructeur proposera la recharge via une prise secteur ou la possibilité d’échanger les batteries vides contre des batteries pleines via les stations « Quick Drop » de son partenaire Better Place.
L’avenir du projet Better Place
Better Place a récemment levée 350 millions de dollars (242M€), auprès de plusieurs établissements financiers réputés (dont HSBC pour 125 millions de dollars. Cette liquidité est la bienvenue avant le lancement du projet israélien. Car, même si le projet est plein d’espoir, il manque ce petit quelque chose qui fera la différence. A la différence d’un Tesla ou d’un Fisker par exemple qui suscite l’intérêt et l’espoir d’une nouvelle ère automobile, Better Place n’a pas encore convaincu. Pourtant, son salut passera là, si la société souhaite être un partenaire technique crédible.
Pour le moment, hormis ses investissements, le soutien des pays accueillant le concept et Renault-Nissan, la start-up est isolée. Renault s’est engagé à produire un seul modèle de véhicule électrique à batteries remplaçables sur ce type de concept. Tous les autres constructeurs ont décrit l’idée comme irréalisable. Chacun voulant développer sa propre technologie. Et même avec Renault, les relations sont loin d’être au beau fixe. Il suffit de lire la première phrase du communiqué de Better Place pour s’en rendre compte: « Deux ans presque jour pour jour après l’annonce de son premier partenariat avec un constructeur automobile… ». Un constructeur automobile…. pas de mention explicité du groupe Renault-Nissan. Un signe qui ne trompe pas. Les raisons ? Simplement que le groupe franco-japonais ne souhaite pas prendre en charge le principe des stations du programme Better Place. Trop couteux pour elle. D’ailleurs, l’accord entre les deux partenaires se contente d’une simple entente technologique. Renault souhaitant diversifier les projets dans le monde électrique, investissant 4 milliards d’euros, Better Place n’est qu’un faible maillon d’une chaine destinée à sauver la marque, au prise avec les délocalisations.
D’après plusieurs experts automobiles et les ingénieurs, il semble peu probable qu’un autre constructeur soit intéressé par les services de la start-up. Interrogeant quelques amis travaillant dans les bureaux d’études indépendants, la réponse est claire : La solution Better Place est intéressante, mais de nombreux problèmes sont encore à résoudre. Bref personne n’y croit vraiment, estimant que seul le développement interne permettra de devenir un acteur. Certains voient cette solution comme une alternative intéressante, mais pour des acteurs secondaires, ou pour des marques d’Etat dans un pays à faible capacité démographique.
Enfin, Better Place, parti le premier dans les stations d’échange, dispose-t-il vraiment d’un avantage compétitif par rapport à ses futurs concurrents ? Pas sûr du tout. Dans les mois à venir, l’israélien devra préciser son modèle économique. Pour Shai Agassi, les 350 millions de dollars levés constituent une excellente nouvelle. Mais le projet Better Place dispose de trop de difficultés et d’inconnu pour réellement y croire aujourd’hui.
Une voiture électrique pour 20 000 dollars (14 000 euros) ?
Le réchauffement de la planète nous oblige à changer nos habitudes. Finies les voitures à combustion interne et vivement la voiture électrique ! Cependant, le changement tarde à s’effectuer à cause de nombreux obstacles qui empêchent la démocratisation de la voiture électrique. Le contexte économique actuel rend difficile la démocratisation de la voiture électrique. Malgré toute la bonne volonté de nos dirigeants qui offrent même des aides, les voitures électriques sont encore un luxe que peu de monde peuvent s’offrir. La question qu’on est en droit de se poser : A quand une voiture abordable ?
En tout cas, ce n’est pas pour bientôt.
Toutefois une voiture électrique à 20 000 dollars devrait débarquer sur les côtes américaines dès 2012. Cette innovation on la doit à « Better Place ». Le plan de cette compagnie est simple : vendre la voiture sans la batterie. Les batteries electriques sont les talons d’Achille des voitures électriques. Elles coutent beaucoup d’argent et de plus leur temps de chargement est interminable. En n’incluant pas le coût de la batterie, la compagnie pense qu’elle peut vendre la voiture pour 20 000 dollars ou moins.
Ne vous en faites surtout pas : la voiture aura certes une batterie mais elle ne vous appartiendra pas. Ce sera « Better Place » qui s’occupera de son entretien. Le contrat stipule que votre batterie devra être rechargée à la compagnie « Better Place ». Cette société est déjà installée en Europe. Israël et le Danemark ont la chance d’avoir le concept « Better Place » chez eux. Rien qu’en Israël il y a plus de 1 000 stations de chargement « Better Place ». La compagnie envisage aussi d’implanter ce concept au Japon.
Ce concept est assez novateur et permet certes d’avoir une voiture pour pas cher même si la batterie ne vous appartient pas.
Better Place le système d’échange de batterie

Le système Better Place serait-il déjà obsolète avant même son implantation à grande échelle ?
Il y a quelques semaines, la startup Better Place présentait à Tokyo son prototype de « station service » pour véhicules électriques. Son principe est simple, le véhicule électrique entre dans une station relais pour échanger sa batterie vide contre une autre pleine. Pour cela, le véhicule se place sur une plateforme, semblable à celles que l’on trouve dans les stations de lavage automatique, et coupe le moteur. Un plateau robotisé vient détacher la batterie du dessous du véhicule pour laisser place à un second plateau, qui lui, apporte la batterie pleine. Une fois la batterie pleine installée, le véhicule peut parcourir jusqu’à 160 km. L’opération est prévue pour durer moins de temps qu’un plein d’essence classique. L’entreprise annonce un « plein » d’électricité en moins d’une minute. Better Place a déjà implanté quelques stations d’essai en Israël et aux Etats-Unis.
Le groupe Renault-Nissan qui mise aussi sur le véhicule tout électrique a signé un contrat avec la société israélienne pour ses futurs modèles. Mais malgré l’ingéniosité de ce système, de nombreux obstacles sont encore à surmonter. Tout d’abord, ces infrastructures ont un coût, et il n’est pas certain que les différents pays désirant adopter la voiture électrique soient prêts à mettre la main à la poche pour une technologie à peine naissante et qui doit encore faire ses preuves.
Ensuite, le groupe Renault-Nissan est aujourd’hui le seul constructeur à vouloir produire à grande échelle des véhicules électriques à batterie interchangeable, et donc utilisant le système Better Place. Si l’on veut que la technologie Better Place soit efficace et rentable, il faudrait passer un accord avec les différents constructeurs de véhicules électriques pour qu’ils adoptent sur leurs modèles un système universel de batterie interchangeable.
Ce qui nous amène au troisième et dernier problème qui est celui de la concurrence et des nouvelles découvertes technologiques. La compagnie américaine Altair a l’intention de commercialiser d’ici la fin de l’année une batterie se rechargeant en moins de 6 minutes.
Les premières stations Better Place seront inaugurées d’ici la fin de l’année au Danemark et en Israël.
Shai Agassi et son système Better Place:
Quel modèle économique pour la voiture électrique ?
Location ou low cost ? Le futur modèle économique de la voiture électrique hésite. Pour reprendre la technologie à tous, deux idéologies s’imposent comme deux modèles de société.
Pour répandre une technologie, il faut la vendre le plus bas prix possible en fonction de son succès, le monde occidental a inventé ce concept qu’a symbolisé la Ford T au début du siècle dernier. Sauf que ce modèle a évolué vers le toujours plus, aujourd’hui nous n’achetons plus une voiture pour se déplacer, nous vivons dans notre voiture comme dans un prolongement de notre maison ou mode de vie. C’est le cas de l’occident du moins.
Voulant rompre avec le modèle actuel, Shai Agassi, a lancé Better Place, une nouvelle marque de voiture électrique aux Etats-Unis. L’ancien manager de chez SAP a convaincu l’Etat d’Israël d’être le premier pays à soutenir un projet 100% électrique, sous forme d’aides au réseau de distribution ou de subvention à l’achat. Le modèle économique est révolutionnaire et fera date : L’automobiliste ne paiera pas le véhicule, mais les kilomètres qu’il consommera. Comme nos minutes sur nos forfaits de téléphone portable.
Mais il existe un autre projet différent et symptomatique: Coda Automotive qui faisait, mercredi 3 juin, sa présentation au public. La compagnie, crée par le loueur Miles Electric, a déjà dévoilé son premier modèle, simplement appelé Coda. Il s’agit d’une voiture capable d’emprunter l’autoroute, avec une autonomie comprise entre 145 et 190 km et une vitesse de pointe de 130 km/h. Ces batteries sont fournies par la société chinoise Tianjin Lishen Battery avec laquelle Coda a créé une co-entreprise afin de d’assurer son approvisionnement dans les années à venir.
Le Prix ? 45.000 dollars soit 32.000 euros. Une sorte de Ford T électrique qui sera produite à 2700 exemplaires en 2010 uniquement en Californie. La stratégie du bas coût en utilisant la Chine comme atelier de base, comme aujourd’hui. Rien ne change, tout évolue.
Quelle avenir donc pour la voiture électrique ? Le low cost made in China ou alors un autre projet, différent et moderne, comme doit représenté cette idée de al voiture électrique. L’avenir nous le dira.






