Think stabilise sa position grâce à un afflux d’investissements massif

Think City


Th!nk est aujourd’hui une des entreprises les plus avancées dans la création et la commercialisation de ses modèles de voitures électriques. La compagnie a déjà un modèle en production : la Th!nk City et un autre modèle en création : la Th!nk Ox. Elles sont caractérisées par un design assez poussé, ainsi que par une production déjà bien industrialisée.

De 1999 à 2003, la compagnie était la propriété de Ford qui y a investi plus de 150 M$. En 2003 la compagnie américaine s’est finalement retiré de l’électrique. Après le départ de Ford, Th!nk continue à concevoir ses modèles mais peine à s’imposer sur le marché. Elle est même sauvée de la faillite en 2006 par des investissements norvégiens.

Des changements dans le management permettent à Th!nk de consolider sa stratégie en se basant sur des contrats de gros volumes (type voiture-lib’ ou parc de véhicules) plutôt que sur le grand public. Cela assure à l’entreprise le soutien du gouvernement norvégien.

En décembre 2008, la crise de l’industrie de l’automobile touche durement Th!nk. Le gouvernement devant déjà faire face à la débâcle de l’industrie des « thermiques » ne peux pas voler au secours de la petite entreprise. Th!nk arrête temporairement sa production et gèle tous ses projets de développement, en particulier en Amérique du nord. Les norvégiens, qui avaient déjà pu tester la voiture dans des premiers projets de voiture partagées, ont manifesté pour que le gouvernement sauve l’entreprise et reprennent en mains les projets de déploiement.

L’avenir de l’entreprise était incertain, des rumeurs parlaient même d’une expatriation de l’entreprise en Suède afin de bénéficier d’une politique fiscale avantageuse pour le développement d’énergies propres.

Le 16 juin 2009, alors que tout le monde s’attendait à la fin de Th!nk, le PDG Richard Canny a annoncé l’entrée en jeu d’un nouvel investisseur qui souhaite rester anonyme. Celui-ci aurait injecté entre 40 et 50 millions de dollars dans l’entreprise, permettant à celle-ci de reprendre son activité et de continuer son développement.

Th!nk n’est pas encore tout à fait sortie d’affaire pour autant. Il lui reste de nombreuses dettes à rembourser et le marché de l’électrique ne semble pas encore être arrivé à maturité (même dans les pays du nord).

Mais les commandes auraient déjà repris dans toute l’europe selon la stratégie de gros volumes. Think pourrait représenter une opportunité de renouvellement de parc automobile pour le secteur privé ou pour les élus locaux (C’est une des premières entreprises de voitures électriques a avoir reçu une homologation européenne de ses véhicules).

Site: www.think.no